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Week-end à Nice : entre mer, lumière et douceur de vivre

  • Côte d'Azur
  • 30 mars 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 23 juin 2025

Nice port

Bordée par l’azur infini de la Méditerranée et entourée par les douces courbes des Alpes, Nice s’offre comme un tableau vivant. Le temps d’un week-end, elle déroule ses ruelles ocres, ses parfums d’agrumes et ses promesses de lumière. Entre flâneries, instants suspendus et plaisirs gourmands, cette ville au charme solaire invite à ralentir et à rêver.


Depuis Paris, le train file vers le sud en longeant les contours secrets de la côte. À mesure que l’on s’approche, le paysage se fait plus lumineux, plus minéral, et la mer apparaît  immense et étincelante. Les criques défilent, les falaises s’effilochent, les villages perchés semblent suspendus au bleu du ciel. Déjà, l’âme voyage.


Premier jour : Plonger dans le cœur battant de Nice


C’est dans le Vieux Nice, dédale coloré et vibrant, que tout commence. Les ruelles étroites, baignées d’ombre et de chaleur, respirent la vie. Les volets claquent, les voix résonnent, le parfum des marchés s’échappe des arcades. Sur le Cours Saleya, fleurs, fruits et spécialités locales composent un tableau vivant, entre couleurs éclatantes et senteurs méridionales.


Plus loin, la Promenade des Anglais déroule son ruban de palmiers entre mer et ville. L’urbanisme y est parfois massif, mais qu’importe : la lumière y danse sur les vagues, les joggeurs croisent les rêveurs, et le regard se perd au loin.


Pour ceux qui aiment prendre de la hauteur, la colline du Château réserve un moment de grâce. Après une montée qui essouffle à peine, on découvre une vue à couper le souffle : Nice, la mer, les montagnes en fond, tout semble à sa place, calme, immobile. Le soleil y décline lentement, baignant la ville d’une lumière dorée.



Le soir venu, le Sud s’invite à table. Dans une ruelle tranquille, on s’installe chez Pipo pour déguster une socca croustillante, une pissaladière fondante… Il n’en faut pas plus pour goûter à l’âme niçoise. 


Deuxième jour : Art, mer et dolce vita


Le lendemain, c’est à l’art que l’on confie nos pas. Chagall, au sein d’un musée tout en recueillement, dévoile ses toiles mystiques et colorées. Puis vient Matisse, dans sa villa aux volets rouges, lovée au milieu des oliviers. Sa lumière, son trait, ses formes simples et profondes — tout parle d’un amour du Sud, pur et joyeux.


Vers midi, le port nous appelle. Le cliquetis des mâts, le scintillement de l’eau, l’odeur iodée… Sur une terrasse ensoleillée, un plat de poisson frais, un verre de blanc sec, un souffle de vent salin. C’est la Méditerranée dans l’assiette.

L’après-midi s’étire doucement. Le sentier du littoral invite à une dernière promenade entre rochers et pins parasols, là où la terre frôle la mer et où les pensées se taisent. C’est le moment suspendu, celui où l’on ne pense plus à rien, sinon à rester un peu plus longtemps.


Et puis, avant de partir, le coup de cœur : Epiro, bistrot italien aux allures de secret bien gardé. Dans une ruelle calme, ce lieu conjugue finesse et chaleur : des produits choisis avec soin, une carte inspirée, des vins qui chantent l’Italie, et un service à l’écoute. Une dernière note savoureuse, pour clore le voyage en beauté.

Nice se découvre au rythme des pas, entre éclats de soleil et silences de pierre, parfums de figuier et cris de mouettes. Un week-end ici, c’est une parenthèse douce, un bain de lumière, un goût de vacances.



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